Alzheimer : permettre à l’Autre d’être là !
Un bon site sur cette maladie qui fait tant de difficultés pour tous ceux qui la croisent d’une façon ou d’une autre. Allez-y et joignez-vous à la troupe des répondants.>
Ce n’est plus lui”, “ce n’est plus elle” : c’est vrai, et ça n’est pas vrai…
Doit-on admettre la dégénérescence spirituelle comme inexorable ?
Doit-on appréhender le malade comme il est ?
Comme le personnage qu’il était ?
Comment respecter son autonomie fragilisée ?
Quelle information diagnostique révéler, quel pronostic faire qui ne soit un verdict ?
Qu’est-ce qu’une prise en charge juste, respectueuse de tous ?
La maladie d’Alzheimer “rappelle” la valeur et la fragilité de l’identité qu’on perd en perdant la mémoire. Être conscient, c’est savoir que l’on subit quelque chose, et pouvoir y réagir, se penser soi-même comme sensible des phénomènes qui nous entourent. C’est encore -et surtout- se situer dans le temps. Il n’y a de temps que pour une conscience qui constate qu’il y a des choses qui ont été, qui sont, qui seront. La conscience est une unité qui ne change pas car si on change devant le changement on ne peut avoir conscience du changement. La représentation du changement implique une permanence, elle impose la mémoire. Perdre la mémoire c’est donc se perdre.


