Longue marche contre l’oubli
Il n’est pas dans notre projet de mettre en évidence tous les problèmes que la mémoire ou l’oubli peuvent poser à chacun, à chaque pays, à l’humanité entière. Certains problèmes sont pourtant tellement énormes, qu’il est impossible de ne pas les évoquer. ” Autres ” contiendra à l’avenir des pages qui seront essentiellement Mémoire et Histoire. Ne les liront que ceux qui sont intéressés par ce type de problèmes.>
On assiste néanmoins depuis les dernières décennies à un mouvement de réappropriation de l’histoire de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions par un nombre croissant d’associations. C’est ainsi que, le 23 mai 1998, de nombreuses organisations des Antilles et de la Guyane prirent l’initiative d’une marche silencieuse à Paris dont l’objectif était de rappeler le souvenir des millions de victimes de la traite et de l’esclavage des nègres. Rompant avec l’oubli, les participants se proclamèrent « filles et fils d’esclaves », affirmant leur détermination à voir honorée la mémoire de leurs ancêtres par l’ensemble de la « communauté nationale ».


