La mémoire, victime du rythme de vie moderne ?
Il fallait bien que l’on en parle de cette non-utilisation de la mémoire dans les temps actuels. C’est vrai qu’au 12ème siècle, époque ou les livres étaint quand même rares, la mémoire était sans cesse sollicitée. Un Thomas d’Aquin parcourait l’Europe, parlait plusieurs langues et pouvait citer de mémoire des milliers de pages d’auteurs anciens. Ce que ne feraient sans doute pas de jeunes lecteurs d’aujourd’hui qui savent qu’ils peuvent trouver cela facilement dans des livres ou sur une page d’Internet. D’où le risque de sous-utilisation. Mais par contre se gravent en mémoire tellement de choses dont on n’avait pas idée hier, que toute comparaison semble vaine. Attention donc : la mémoire ne s’use que si l’on ne s’en sert pas !>
Les NTIC ne sont pas les seules nouveautés de notre société qui menacent nos capacités de mémorisation. L’abondance des drogues – alcool et tabac compris – et la surconsommation de médicaments auraient un effet néfaste sur les facultés de la mémoire. « Fumer diminue la fluidité cérébrale sanguine, qui influe sur la mémoire » explique Alain Lieury, auteur de « Mais où est donc… ma mémoire ? » (1). « Mais les fumeurs ne vont pas s’en apercevoir, car l’effet est lent. On s’en rend compte en faisant des tests sur des quarantenaires. » Autre mal du temps : le surpoids, qui se révèle lui aussi néfaste pour le cerveau et les capacités de mémorisation.
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Cate de parution : 26/07/07


