Les ravages des faux souvenirs ou la mémoire manipulée en thérapie


Le cerveau des seniors n’est pas forcément plus lent!
En soi, c’est une bonne nouvelle. Mais cela ne me réjouit qu’à moitié. D’abord parce que je crois que la réflexion est peut-être plus lente, mais les décisions sont peut-être meilleures. Ensuite et surtout parce que ce temps qui marche plus lentement est un privilège de l’âge et il me parait toujours insupportable qu’on présente cette lenteur comme une diminution. Prendre son temps, avoir son temps est le propre de l’âge et il me paraitrait plus juste que cela soit vu comme un avantage que comme un inconvénient.
Dans certaines situations ou pour certaines tâches, une personne de 70 ans peut avoir le même temps de réponse qu’un jeune de 25 ans. Tous les processus cognitifs ne déclinent pas avec l’âge, concluent ces différentes études menées à l’Ohio State University et publiée dans la revue Cognitive Psychology et le Journal of Experimental Psychology. Encore une fois, c’est la dimension « mémoire » qui a tendance à diminuer avec le vieillissement, mais encouragées, des personnes très âgées sont capables de prendre très rapidement une décision.
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Date de parution : 29 Décembre 2011
La réalité virtuelle au service de la neurologie
Je crois qu'on est ici dans le bon ton. Peut-être y-a-t-il un peu de complaisance chez le chercheur à penser que toutes les personnes âgées sont familières du virtuel de l'ordinateur. Mais quelle différence de comportement avec celui qui consiste à croire que l'on approche de la vérité en faisant passer quelques épreuves dérisoires à une personne en plein désarroi. Il faut, en tout cas, continuer à chercher et, pourquoi pas, savoir utiliser des méthodes plus modernes.
Pour évaluer les capacités cognitives des patients dans un environnement plus familier, le chercheur a eu l’idée d’utiliser la réalité virtuelle. À l’aide d’une visière électronique ou d’une «voûte» où sont projetées des images, la personne entre dans un appartement virtuel, où elle peut ensuite remplir son réfrigérateur, ranger ses placards ou faire du café…
«En testant ces tâches et en mesurant les temps de réaction, on espère repérer, parmi les personnes qui ont un léger déficit cognitif, celles qui vont évoluer vers la maladie d’Alzheimer», explique Pierre Nolin qui travaille en collaboration avec Hélène Forget, neuropsychologue à l’Université du Québec en Outaouais (UQO).
Le projet commence à peine, mais il est bien accueilli par les premiers «cobayes». «On craignait que la technologie fasse peur aux personnes âgées. Mais pas du tout, elles sont habituées à surfer sur Internet, et l’environnement virtuel est plus ludique que les tests traditionnels», s’amuse le chercheur.
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Date de parution : 14 Novembre 2011
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